Podcast Directory
Directory Home
| Add your podcast
| Latest podcasts
| Last Updated | Help
Browse Tags: A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z - Tracking 58,885 Podcasts, 1,308,044 Episodes.
Top Podcasts by Votes | Top Podcasts by Subscriptions | Featured Podcasts | Webmasters - Promote Your Podcast
Browse Tags: A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z - Tracking 58,885 Podcasts, 1,308,044 Episodes.
Top Podcasts by Votes | Top Podcasts by Subscriptions | Featured Podcasts | Webmasters - Promote Your Podcast
| Podcast title | One thing in a French day
|
|
| http://onethinginafrenchday.co... | ||
| Description | A small slice of a Frenchwoman's day in France and in French | |
| Updated | Fri, 05 Dec 2008 11:59:00 GMT | |
| Image | ![]() |
|
| Category | Education |
|
| Subscribe |
|
|
Vote for this podcast |
||
| Link to this podcast |
|
|
Episodes |
||
|
1. Enfermée dehors http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.21Mb) Description: Hier, la sieste a duré très longtemps... Et au moment où nous allions sortir notre petite voisine est passée dans l’escalier. Ma fille a lâché son goûter se précipitant vers la porte. - Maman, je veux voir Elena! J’ai ouvert la porte et j’ai un peu discuté avec sa maman. Bref, quand j’ai refermé la porte, il faisait déjà nuit dehors. Je me suis demandée si j’allais sortir. Mais comme la sieste avait duré longtemps, je me suis dit que ce serait mieux que mes filles prennent un peu l’air pour bien trouver le sommeil ce soir. Nous nous sommes donc préparées à sortir. C’est au moment de quitter la résidence que je me suis rendue compte de mon oubli. Il faut une clé pour sortir et je n’avais pas les clés dans ma poche. - Zut, j’ai oublié mes clés! - Pourquoi? a demandé ma fille qui veut toujours qu’on lui explique tout. - Parce que je n’ai pas pensé à les prendre. Mon amie Caroline a un double de mes clés. J’ai vu que ses fenêtres n’étaient pas allumées. Heureusement, j’avais mon portable sur moi et j’ai pu l’appeler. - Caroline, c’est Laetitia. - ça va? - Oui, mais je suis enfermée dehors. J’ai oublié mes clés. Tu es chez toi? - Non, je suis dehors, mais je ne suis pas très loin. On est rue de Champagne. J’arrive tout de suite! Caroline est allée chercher le trousseau de clés et ma fille a joué en bas de l’immeuble avec ses filles. Nous sommes rentrées à la maison saines et sauves. |
||
|
2. Petit-déjeuner réussi http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.25Mb) Description: Ma grande fille de trois ans mange super bien au déjeuner, au goûter, au dîner, mais c’est la croix et la bannière pour lui faire avaler son petit-déjeuner. Ça me stresse un peu car le matin on est toujours un peu pressé et je ne voudrais surtout pas qu’elle aille à l’école le ventre vide. Nous avons essayé toutes sortes de petit-déjeuner : le pain de mie avec du beurre, de la confiture, du miel, le pain grillé (sans la croûte), les céréales avec du lait, le yaourt, le petit-suisse, la semoule, la bouillie. Les tartines de pain grillé avec du miel ont eu le plus de succès, mais la lassitude commençait à pointer son nez. J’ai commencé à dire des choses comme : tu sais si tu ne manges pas bien tes tartines, le Père Noël va le voir et il peut décider de ne pas t’apporter tes jouets. Un horrible chantage, n’est-ce pas? Eh bien ma fille, imperturbable dans ses certitudes me répond toujours : mais siiiiiii, il va apporter mes jouets. Puis, hier soir, j’ai eu une idée. Et si je lui faisais des crêpes? Il était vingt-trois heures. Ça serait bien que j’aie ce genre d’idées un peu plus tôt dans la soirée. J’étais déjà couchée, mais je me suis relevée pour préparer une pâte à crêpes. J’en ai rêvé toute la nuit. Ce matin, je n’ai eu aucun mal à me lever. J’ai préparé mes crêpes sous l’œil ahuri de ma fille qui s’est englouti deux crêpes beurre-sucre. - Maman, demain, je veux encore des crêpes. - Oui, on verra (si j’ai le courage). |
||
|
3. Cartes de visite http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.11Mb) Description: Mon amie Michelle avait absolument besoin de cartes de visite. Ses tableaux vont être prochainement exposés dans le hall du théâtre où nous sommes allées la semaine dernière voir la remarquable pièce “Les trente millions de Gladiator”. Il faut qu’elle puisse remettre une carte à toute personne intéressée par l’achat d’une de ses œuvres. Elle m’a demandé si je pouvais l’aider. Elle a contacté un imprimeur à Paris qui lui demandait plus de cent cinquante euros pour cent cartes, impression plus mise en page. Je lui ai proposé de demander à mon père de faire une maquette. Mon père est graphiste (à la retraite). Il a tout de suite accepté car il aime bien rendre service. J’ai ensuite cherché un imprimeur en ligne pour Michelle. En quelques clics j’avais trouvé ce qu’il me fallait. J’ai choisi un imprimeur qui a ses locaux sur Paris pour avoir des délais de livraison les plus courts possible. Ce matin, mon père m’a envoyé par Internet le fichier définitif. Il avait fait plusieurs maquettes et Michelle a choisi celle qui lui plaisait le plus. J’ai ensuite passé la commande en ligne auprès de l’imprimeur et Michelle devrait recevoir les cartes d’ici quarante-huit heures. J’ai ensuite appelé Michelle. - Tu auras tes cartes demain ou après-demain, lui ai-je dit. - Les bras m’en tombent! m’a-t-elle répondu. C’est ça Internet! |
||
|
4. Croissant aux noix http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.45Mb) Description: Ce matin, je suis allée à Paris. Hum, ça fait du bien! Ce n’était pas prévu au programme, mais l’occasion se présentant, je ne l’ai pas manquée. Le problème était qu’il était bien tôt. Je venais juste de déposer mes filles à l’école et à la garderie et il était à peine neuf heures lorsque je suis descendue du train. Pas question de faire du shopping à cette heure. Les magasins n’ouvrent leurs portes qu’à dix heures. J’ai alors pensé que Ladurée place de la Madeleine serait probablement ouvert. Ce n’est pas très loin à pieds. J’ai longé le Printemps, traversé la rue Auber et pris la rue Tronchet. Je suis arrivée au niveau du magasin Fauchon. Les vitrines étaient jolies, je me suis arrêtée pour regarder. Mais je n’ai pas traîné. J’ai fait le tour de la place. Le Ladurée se trouve au début de la rue Royale. J’ai poussé la porte avec émotion. Il y avait quelques personnes devant moi et j’ai pu prendre mon temps pour regarder le choix de viennoiseries. Ah, le beau palmier m’a tenté! Mais, en fait, je prends toujours la même chose : un croissant à l’ancienne fourré à la pâte de noix. Que c’est bon! La serveuse m’a tendu mon petit sachet vert et je suis sortie toute heureuse. Je me suis assise pour le déguster sur un banc de l’autre côté de la rue Royale, en souvenir d’une longue discussion que j’avais eue avec mon amie Natasha au moment de ma première grossesse. C’était le printemps à l’époque. J’ai pris tout mon temps pour déguster cette merveille, petite bouchée par petite bouchée, regardant autour de moi les gens, les voitures... Je crois qu’il n’aurait pas eu le même goût si je l’avais mangé ailleurs. Ah, la journée avait bien commencé! |
||
|
5. Les trente millions de Gladiator http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.37Mb) Description: Hier soir, je suis allée au théâtre! Cela faisait une éternité que je n’y étais pas allée et ça m’a vraiment plu. Je dois cette belle soirée à mon amie Michelle qui m’a invitée. Nous sommes allées voir une pièce de Eug ne Labiche, un auteur français du dix-neuvième siècle très célèbre pour ses vaudevilles. La pièce s’intitulait “Les trente millions de Gladiator”. Elle raconte l’histoire d’une cocotte parisienne qui prend dans ses filets un richissime Américain. La pièce était très drôle, pleine de quiproquos. Certaines répliques m’ont bien fait rire. Mais surtout toute une partie du spectacle était chantée. Les acteurs étaient accompagnés par quatre musiciens placés au bord de la scène. Un hautbois, un piano, un violon et une batterie. Tous les acteurs m’ont époustouflés par leur talent d’acteur et de chanteur, leur drôlerie et leur présence. Comment font-ils pour murmurer et qu’on les entende sans micro! Avec ma petite voix, je serais bien incapable de faire ça! J’ai pris autant plaisir à assister à la représentation qu’à attendre dans le hall du théâtre le moment de rejoindre nos sièges. C’est tout une ambiance. Au bar, il y avait à la fois des spectateurs et des acteurs. Personne ne semblait stressé. Certains se parlaient, d’autres regardaient dans le vide, mais tous avaient plus ou moins le sourire. J’ai remarqué une femme et sa mère. Elles ont pris un café. Deux jeunes actrices en robes noires qui murmuraient et riaient sous cape. Un couple qui regardait avec un intérêt silencieux les tableaux exposés (car le hall du théâtre fait aussi office de salle d’exposition). Hum, j’ai hâte de retourner au théâtre. |
||
|
6. Un gâteau rose http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.51Mb) Description: Ce midi, nous nous sommes partagé ma fille et moi la dernière part de son gâteau d’anniversaire. Elle a eu trois ans dimanche. Après la sieste nous avons reçu la famille pour le goûter d’anniversaire. Micaela m’avait demandé un gâteau rose avec de la crème Chantilly. Samedi matin, je me suis mise au travail. J’ai préparé une génoise. Malheureusement, au moment délicat où il faut incorporer la farine, je me suis déconcentrée et la pâte a perdu de son volume. En plus, le four était trop chaud. Bref, le gâteau était raté. Heureusement, il était tôt et j’ai tout de suite commencé un autre gâteau. J’ai fait un gâteau de Savoie. C’est drôle parce que ces deux gâteaux ont exactement les mêmes proportions de sucre, d’œufs et de farine. Simplement, ils ne sont pas réalisés de la même manière et le goût est différent. Pour la génoise, les œufs sont battus entiers avec le sucre. Le mélange est ensuite légèrement chauffé en même temps qu’il est battu vigoureusement. L’air chaud fait tripler de volume l’appareil, c’est ce qui fera gonfler le gâteau à la cuisson. On incorpore ensuite la farine. Pour le gâteau de Savoie, les jaunes et les blancs des œufs sont séparés. On bat longuement le sucre et les jaunes jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ensuite, on bat les blancs en neige et on les incorpore au mélange sucre-jaunes d’œuf en alternance avec la farine. Je me suis souvent demandée comment ces pâtes à gâteau avaient été inventées. J’ai trouvé quelques explications historiques sur Internet. Samedi soir, tranquille dans ma cuisine j’ai terminé le gâteau. Je l’ai fourré de crème Chantilly que j’ai moi-même préparé en y ajoutant du coulis de framboise. Hum, j’ai léché le fond du bol comme une gourmande! J’ai ensuite préparé un glaçage à l’eau auquel j’ai aussi ajouté du coulis de framboise. J’ai ainsi obtenu un gâteau d’anniversaire rose et bon. |
||
|
7. Les chansons d'amour http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.55Mb) Description: Il y a trois jours, mon amie Caroline m’a remis à la sortie de l’école le DVD d’un film qu’elle venait de voir et qui lui avait beaucoup plu. Elle l’avait emprunté à la bibliothèque. Ce film de Christophe Honoré, Les chansons d’amour, a eu énormément de succès à sa sortie et je n’avais pas pu le voir à l’époque. Je l’ai regardé en deux fois avec mon mari. Caroline avait été frappée par la façon dont le réalisateur avait filmé Paris. C’est vrai, c’est le Paris des parisiens. Et puis les personnages sont aussi très bien. C’est comme s’il y avait un écho d’eux en nous mêmes. Même si leurs histoires sont loin des nôtres ce sont aussi les nôtres. Le film est en partie musical. Les acteurs chantent à certains moments du film, d’où le titre du film. Les chansons sont vraiment magnifiques! J’ai déjà acheté l’album sur iTunes. Par exemple, la chanson intitulée La Bastille raconte un dimanche pluvieux sur Paris. Des images que j’avais oubliées me sont revenues grâce à cette chanson. J’ai connu des dimanches de pluie dans un quartier proche, République, là où habitait mon mari avant que nous n’aménagions ensemble. Ce sont de bons souvenirs. Et puis, à dix-huit ans, j’ai travaillé tout près de la Bastille, rue Amelot. C’était mon premier travail, je remplaçais la secrétaire d’une agence de graphisme. Je voyais le génie, ce petit ange suspendu en haut de la tour de la Bastille, depuis mon bureau. Cet été-là, j’ai passé de longues heures solitaires à le regarder. C’est le troisième film que je voyais de ce réalisateur. Il y a quelques semaines avec Caroline et moi sommes allées voir La belle personne dont l’action se situe dans un lycée parisien. L’histoire est librement inspirée du fameux roman de Madame de Lafayette, La princesse de Clèves. Ce roman écrit au XVIIe siècle est considéré comme le premier roman moderne de la littérature française. Le film nous a enthousiasmées, nous replongeant l’une et l’autre dans nos années lycée qui furent moins dramatiques quand même. |
||
|
8. Des fleurs pour Jacqueline http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.24Mb) Description: Ma voisine du dessous est une personne âgée. Elle s’est fait opérer des genoux et a été absente pendant plusieurs semaines. Mardi, nous avons vu son fils qui la ramenait à la maison. J’ai plusieurs fois expliqué à ma fille pourquoi elle était absente, qu’elle allait avoir de nouveaux genoux et je me suis embarquée dans des explications bien compliquées. Ma fille voue depuis un amour sans bornes à notre voisine qui a de nouveaux genoux. J’ai eu envie de souhaiter à notre voisine la bienvenue après cette opération difficile alors ce matin, au marché, je lui ai acheté un bouquet de fleurs. Je ne la connais pas particulièrement, mais j’ai pensé que cela lui ferait plaisir. Il y a une semaine environ, j’ai vue une voisine qui rentrait chez elle après son premier accouchement. Elle avait l’air très fatiguée et abattue. J’ai eu envie d’aller la voir et de lui dire que si elle avait besoin de parler ou d’autre chose, elle pouvait m’appeler et que pour mon premier bébé aussi ça avait été dur. Je ne l’ai pas fait et après je l’ai regretté. J’ai raconté ça à mon mari et il m’a dit que souvent on osait pas alors que ça pourrait faire plaisir. C’est aussi pour ça que j’ai voulu offrir ce bouquet à notre voisine qui est rentrée de l’hôpital. Nous sommes donc descendues chez elle ce midi pour lui remettre notre petit présent. Elle était très touchée et nous a embrassées toutes les trois. Ma fille intriguée, ne cessait de regarder les jambes de notre voisine. Sans doute voulait-elle voir ses nouveaux genoux. |
||
|
9. Une visite http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.22Mb) Description: Hier soir, alors que je préparais à manger, l’interphone sonna. Ma fille surprise se précipita vers moi, apeurée : - C’est qui? - Je ne sais pas. Je vais répondre. Oui? - Bonsoir Madame, c’est pour le calendrier des pompiers. Vous pourriez nous ouvrir la porte? - Oui, je vous ouvre. - C’est qui? demanda ma fille avec cette fois une pointe d’excitation dans les yeux. - Un pompier. - Il va venir ici? - Oui, il vient pour nous vendre un calendrier. Le pompier qui avait d’abord été chez nos voisins du dessous arriva enfin à notre étage. Je lui ai ouvert la porte, ma fille entre les pattes. Le pompier, un grand homme jeune en tenue, a vite repéré la coquine. - Tu vois Micaela, ce monsieur est pompier. Tu lui dis bonjour. - Bonzour, lui a-t-elle dit faisant sa timide. - Bonjour jeune fille. - Ce monsieur travaille dans un gros camion rouge. Ma fille en est restée la bouche ouverte. J’ai remis un peu d’argent au pompier qui m’a donné en échange le calendrier des pompiers pour 2009. A peine avais-je fermé la porte que ma fille me demanda le calendrier pour le montrer à Grand Doudou. - Alors tu vois Grand Doudou, c’est le cahier des pompiers. Là c’est le camion qui fait pin-pon. Oui, il est rouge. Ah, Maman, Grand Doudou veut un camion rouge! On est pas sorti d’affaires! |
||
|
10. Commissaire Le Floch http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.61Mb) Description: Cet été, j’ai découvert un super truc. Un site qui propose d’enregistrer les programmes de la TNT comme un magnétoscope et ensuite de télécharger le fichier une fois l’émission terminée. On passe ses “ordres” via un logiciel gratuit. La TNT, c’est la télévision numérique terrestre. Ce sont dix-huit chaînes numériques gratuites dont les principales chaînes de la télé française. Pour visionner les enregistrements sur ma télé à partir de mon ordinateur j’ai dû acheter un câble spécial. Mais je ne le regrette pas car ça marche vraiment très bien. Je trouve cela beaucoup plus pratique qu’un magnétoscope et pour l’instant j’ai repoussé l’achat d’un enregistreur sur disque dur. Dernièrement, j’ai enregistré plusieurs épisodes d’une série policière française adaptée des livres de l’auteur Jean-François Parot. Le héros est un commissaire du Châtelet au XVIIIe siècle, sous le règne du roi Louis XV. L’originalité de la série est que les personnages parlent comme on parlait à l’époque. C’est vraiment savoureux. J’ai justement regardé un épisode hier soir, un crayon à la main, avec l’idée de vous noter quelques répliques. Dans l’épisode que j’ai regardé hier, des lettres compromettantes pour le Roi ont disparu (c’est typique!). Le héros est chargé par son supérieur tout en perruque de retrouver. Il lui dit ceci : “Vous pouvez imaginer les tourments qui me rongent à l’idée du péril qui menace le roi!”. De nos jours, on dirait “Vous imaginez à quel point je suis stressé rien qu’à l’idée du danger qui menace le roi”. Un peu plus tard, une “mouche” (un espion) renseigne le commissaire sur deux individus suspectés d’avoir “homicidé” (tué) un policier : “Ils prennent leurs quartiers dans un estaminet louche”. Aujourd’hui, on dirait “ils traînent souvent dans un bar louche”. Fichtre! Je me régale d’avance des prochains épisodes annoncés pour l’année prochaine. Peut-être vous aurais-je convaincus, chers auditeurs, de les enregistrer? Vous m’en manderez des nouvelles! |
||
|
11. T55 ou T110? http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.35Mb) Description: Tout à l’heure, je suis rentrée de ma promenade en même temps que mon voisin. Nous nous sommes retrouvés devant la porte d’entrée de l’escalier au même moment. Après lui avoir dit bonjour, je lui ai posé une question. Cela faisait quelques temps déjà que j’avais remarqué un bruit le soir qui me semblait venir de chez sa femme et lui. - Dîtes-moi, je suis curieuse, mais vous n’auriez pas une machine à pain chez vous? - Oui, m’a-t-il répondu surpris. - J’ai entendu le bruit et il m’a semblé que c’était une machine à pain qui tournait. - C’est une machine absolument génial. On n’arrête pas de faire du pain! - Moi aussi, j’en ai une. Il faudra qu’on échange nos recettes. - Avec plaisir. On fait du pain avec différentes farines, on rajoute des graines. On vient d’essayer avec du potiron, c’est super bon. - Je fais toujours la même chose. J’utilise surtout de la T55. Et puis, je fais des brioches aussi. - Nous aimons beaucoup le pain complet, on utilise surtout de la T110. - Ah, on ne joue pas vraiment dans la même catégorie. - Par contre, on n’a jamais fait de brioche. ça marche bien? - Honnêtement, c’est aussi bon qu’une brioche de boulangerie. - Il faudra qu’on essaye. - Est-ce que vous faîtes une poolish la veille? - Non, qu’est-ce que c’est? - C’est un levain que l’on prépare la veille avec un peu de farine, de l’eau et une pincée de levure. ça rend le pain nettement meilleur et ça permet d’économiser de la levure. - Ah tiens, j’essaierai. J’ai un livre avec plein de recettes, vous voulez que je vous le prête? - Je veux bien. Une petite demi-heure après avoir nous avoir quitté, notre voisin est venu nous apporter son livre. Je l’ai feuilleté et j’ai déjà envie d’essayer plein de recettes. |
||
|
12. Gare de l'Est http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.55Mb) Description: Vendredi après-midi, j’ai réveillé mes deux filles un peu plus tôt de la sieste. - Micaela, réveille-toi! ça y est, on va chercher Léa! - Léa! Je veux la voir! Léa est la fille de mon frère, elle a douze ans et vit en Allemagne. Elle est venue passer quelques jours en France. Il y a maintenant des trains rapides entre la France et l’Allemagne. Il y a seulement quatre heures entre Franckfort et Paris. Ma nièce arrivait de plus loin et ce dernier train était le troisième de la journée. Impatiente, ma petite fille a couru tout le long du chemin vers la gare où nous avons pris le train pour Saint-Lazare. J’avais consulté les horaires grâce à un site très pratique de la SNCF qui concerne uniquement les trajets en région parisienne. A Saint-Lazare, nous avons pris la correspondance pour la ligne de RER E. Quand j’étais petite, je ne comprenais pas toutes les nuances entre le métro, le RER et les trains de banlieue. J’avais du mal à situer le RER au milieu des deux autres. Le Réseau Express Régional est un train plus gros et plus rapide que le métro et qui s’arrête moins souvent. Comme son nom l’indique ses lignes desservent la région. La ligne E est une ligne récente, elle a été inaugurée en 2000, je crois. Je l’utilise surtout parce qu’elle permet de relier la Gare Saint-Lazare à la station Magenta située entre la Gare du Nord (d’où partent les Eurostars pour l’Angleterre) et la gare de l’Est. Ma fille a été impressionnée par le fait que le train circule “dans le noir”. - C’est un tunnel! - Ah, j’aime pas les tunnels. Nous sommes arrivées avec un peu d’avance. Micaela n’a pas voulu quitter le quai. - J’attends Léa. Quand l’ICE est arrivé et que ma nièce est descendue (elle était accompagnée de mes parents), la joie a fait pétiller les yeux de ma petite fille, subitement devenue muette alors que sa cousine lui prenait la main et l’embrassait sur la joue. |
||
|
13. Expédition familiale http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.56Mb) Description: Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce détail, mais nous avons perdu les vis du prochain lit de notre petite fille. Nous les avons cherchées partout et nous ne les avons pas trouvées. Impossible de mettre la main dessus. Pourtant c’est bien rangé chez moi. Bref, j’ai fini par demander à ma sœur (qui nous avait donné ce lit) si ce n’était pas elle qui avait les vis. Elle a cherché et nous a annoncé qu’elle avait trouvé des vis qui pourraient bien être les bonnes. J’ai décidé d’aller les chercher à son travail hier en fin d’après-midi. C’était une expédition car ma sœur travaille près du Louvre, au niveau de la station de métro Louvre-Rivoli. J’ai mis mon bébé dans le porte-bébé, ma grande fille dans sa poussette et nous avons pris le train jusqu’à Saint-Lazare. De là, j’ai choisi de prendre le bus avec l’idée de descendre à Palais-Royal et de marcher jusqu’au bureau de ma sœur. En métro, il y avait trop de changements et ce n’est pas vraiment pratique avec la poussette. J’ai donc pris le 21. C’était super d’être à Paris. J’ai montré à ma fille l’Opéra Garnier. Puis, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un moment d’inattention et j’ai loupé l’arrêt. Le bus a ensuite traversé la cour du Louvre, nous avons vu la pyramide et j’ai pensé qu’il valait mieux que je descende au niveau du Pont des arts (Ah, le Pont des arts!). C’était une bonne idée. Ma sœur m’a appelée sur mon portable. - Vous êtes où? - Devant l’église, après le Pont des arts. Il était justement 18 heures et les cloches ont carillonné. La douce musique des cloches de Saint-Germain-l’Auxerrois ajoutait un air de fête à cette sortie parisienne. Nous avons retrouvé ma sœur qui nous a remis les vis avant de disparaître pour son cours de code. Au retour, nous avons marché jusqu’à la station Pyramides et de là, j’ai quand même pris le métro (la ligne 14 direct jusqu’à Saint-Lazare) pour aller plus vite (le bus était bondé). Et vous savez le fin mot de l’histoire? Ce ne sont pas les bonnes vis! Mais quelle balade! |
||
|
14. Ma journée américaine http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.56Mb) Description: Hier soir, j’ai lu jusqu’à une heure du matin. Je suis en train de finir la lecture d’un roman policier chinois de Qiu Xialong, un véritable voyage, plein de citations et de poèmes, du Parti et de descriptions de plats. C’est passionnant. Au moment d’éteindre la lumière, j’ai pensé aux élections. J’ai eu envie de me lever et d’aller allumer la télé. Mon mari était pessimiste, il ne pensait pas que Barack Obama gagnerait. Moi, j’avais très envie d’y croire. Ce n’était pas raisonnable quand même de se lever à cette heure-là, il était déjà tard. J’ai éteint la lumière, impatiente d’être au lendemain. C’est ma fille qui m’a réveillée à 8 heures (oui, ce matin, j’ai pu faire la grasse matinée, youpi!). - Maman! Maman! Je suis réveillée! Est-ce que tu veux bien mettre Felicia dans mon lit? Elle est réveillée. Maman! Maman! - Oui, j’arrive! Je me suis levée et j’ai foncé vers la télé. J’ai allumé et c’était les infos sur France 2. Je n’ai rien compris, on parlait des inondations dans la Nièvre. Un journaliste parlait sous un parapluie avec derrière lui des gens qui circulaient en barque à travers les rues. J’ai changé de chaîne. Un dessin animé. J’ai encore changé. Ah, des infos! Mais rien sur les élections à part une bande en bas de l’image qui indiquait les résultats des deux candidats état par état. Oui, mais qui a gagné? Je commençais à m’impatienter. Micaela aussi. Finalement, je suis allée dans la chambre mettre mon bébé dans le lit de ma grande fille pour qu’elles puissent s’amuser. J’ai foncé dans la cuisine et j’ai allumé la radio. RFI. Et là j’entends une interview en direct du président du Mali qui raconte qu’il a passé la nuit à suivre les élections. Oui, mais qui a gagné? Enfin, le journaliste pose la question suivante : et quel est votre sentiment sur le fait que les Américains aient élu un président noir? Je n’ai pas écouté la réponse, j’ai pensé à ma copine Janet qui était Américaine, elle aurait adoré! Et moi, j’ai envie de dire tout simplement bravo aux Américains! |
||
|
15. Objet non identifié http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.17Mb) Description: Hier soir, mon mari a mis le linge a sécher. Il a ouvert le hublot de notre nouvelle machine (nous avons changé de machine après les travaux dans notre cuisine) et il a retiré le linge mouillé du tambour. En mettant le linge à sécher sur l’étendoir il a trouvé un objet métallique. Intrigué, il me l’a apporté. - Regarde ce que j’ai trouvé dans le linge, m’a-t-il dit. - Qu’est-ce que c’est? - On dirait une lime, non? J’ai pris l’objet entre les mains. - Oui, tu as raison. Et c’était dans la machine? - Oui. Je me demande d’où ça vient. - Moi aussi. En tout cas, ce n’est pas à nous. Bizarre. Plus tard alors que j’étais dans la cuisine, je repensai à l’objet. Comment était-il arrivé dans notre linge? Et tout à coup, j’ai eu une idée. Notre voisin Jacques a utilisé notre machine la semaine dernière, c’était peut-être à lui. Je l’ai appelé. - On a trouvé une lime dans notre machine. Est-ce qu’elle est à toi? lui ai-je demandé. - Ah, vous l’avez trouvée! Je la cherche partout! - On l’a trouvée ce soir en vidant la machine. - Et elle est restée tout ce temps dans votre machine! - Oui, on vient juste de la trouver. - Incroyable. - Carrément bizarre tu veux dire! Je fais une lessive par jour et je viens juste de la trouver. Bon, on te la met de côté! |
||
|
16. Retrouvailles virtuelles http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.55Mb) Description: Hier soir, en consultant ma boîte mail j’ai découvert un message d’un site d’anciens élèves auquel je me suis inscrite. Ce message contenait la liste des personnes récemment inscrites et qui avaient fréquenté le même lycée que moi à la même période. J’ai remarqué dans la liste le nom d’une très bonne amie malheureusement perdue de vue en 1997. Nous étions ensemble en première (l’année qui précède le bac) et nous étions bonnes copines. L’année d’après elle n’était plus avec nous car elle avait dû retourner dans son pays. Nous avons commencé à nous écrire. Puis nous nous sommes revues en 1997 alors qu’elle était de passage à Paris pour quelques semaines. Ce sont de très bons souvenirs. J’étais au chômage alors nous pouvions nous voir presque tous les jours. On allait au cinéma, on se promenait à Saint-Michel et on passait beaucoup de temps à discuter. Le soir on dînait avec mon copain (qui est devenu mon mari). C’était l’hiver et il faisait très froid. On était tout le temps gelées. Après, nous nous sommes perdues de vue jusqu’à ce que je reçoive ce message. Alors, j’ai cliqué sur son nom et un lien m’a emmenée jusqu’à sa page perso. J’avais la possibilité de lui envoyer un message, ce que j’ai fait. Quelques heures plus tard, je reçois un message du même site me disant que mon amie avait essayé d’ouvrir mon message mais pour qu’elle puisse le faire il fallait que je devienne membre “premium” c’est-à-dire payer une cotisation annuelle de plus de 23 euros. J’ai réfléchi cinq minutes. Je suis allée sur un autre site d’anciens élèves sur lequel je suis également inscrite. J’ai cherché mon amie, elle était également inscrite. J’ai pu lui envoyer un message qu’elle a pu lire gratuitement. Voilà, nous nous sommes écrit et nous avons prévu de nous téléphoner prochainement, toutes les deux très heureuses de ces retrouvailles virtuelles. |
||
|
17. Petites invitées http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.29Mb) Description: Aujourd’hui, nous avions des petites invitées à la maison. Caroline et ses deux petites filles Mathilde et Juliette. Pour l’occasion nous avions dressé la grande table du salon. Micaela était toute excitée par ces préparatifs de fête. - Et elle va s’asseoir où Juliette? A côté de moi? - Non, en face de toi. C’est Mathilde qui va s’asseoir à côté de toi. - Ah, c’est bien comme ça. De mon côté, je préparais notre déjeuner. En entrée, des carottes râpées et du jambon cuit. En plat principal, une soupe au pistou. La recette familiale. Je me suis dit que ce plat plairait aux enfants parce qu’il contient des pâtes et que ce serait aussi l’occasion de manger des légumes. Il y avait justement de belles courgettes ce matin au marché chez mon producteur préféré. La soupe au pistou est très simple à réaliser, il faut juste être attentif au minutage. On commence par les haricots verts, dix minutes plus tard, les courgettes, dix minutes plus tard, les tomates, puis encore dix minutes et on ajoute les pâtes, enfin dix minutes plus tard on termine par les haricots blancs ébouillantés. J’avais également fait du pain dans ma machine à pain. C’était la première fois que je le préparais avec une poolish (un levain que l’on prépare la veille). Caroline est arrivée avec un gâteau au yaourt aux pommes. J’adore ce gâteau tout simple, c’est un de mes premiers souvenirs de maternelle. Les filles ont joué puis nous sommes passées à table. C’était un vrai repas de fête. |
||
|
18. Cave party http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.30Mb) Description: Mon mari est en vacances cette semaine. Nous en avons profité pour faire un peu de rangement dans la maison. Avec les enfants les choses s’accumulent vite et il y a toujours aussi peu de place pour ranger. Nous avons donc fait du tri et décidé de jeter des choses au prochain passage des encombrants (dont un canapé, une table et une chaise - du mobilier sentimental de mon mari dont j’ai enfin réussi à me débarrasser!). Les encombrants passent tous les deuxièmes mardis du mois dans notre quartier. La veille de ce jour-là les trottoirs ressemblent à des dépotoirs. Il y a des gens qui se promènent avec leur caddy, fouillent et emportent ce qui les intéressent. Nous avons aussi rangé les affaires de bébé dont nous n’avons plus besoin. Après les avoir bien emballées et mises dans des cartons, nous les avons descendues hier soir à la cave. Le soir est le seul moment où nous sommes à peu près libres de nos mouvements. Pas de petites chipies dans les pattes. Nous avons fait plusieurs voyages car il y avait beaucoup de choses à descendre. Mon mari en a aussi profité pour remonter le futur grand lit de Micaela. Elle est très impatiente de dormir dans son nouveau lit. C’est l’ancien lit de ma sœur. Le seul hic pour l’instant est que nous n’avons pas mis la main sur les vis... A un moment donné, alors que nous étions en bas, nous avons entendu que quelqu’un passait la porte d’entrée. Cette personne voyant la porte de la cave ouverte l’a refermée au passage. Heureusement que cette porte s’ouvre de l’intérieur, sinon nous aurions dû passer la nuit à la cave. Cette perspective ne m’enchantait guère! |
||
|
19. Saucisson brioché http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.48Mb) Description: Hier, chez le boucher, j’ai fait une petite folie (c’est-à-dire un écart au régime crétois, hi hi!). Il y avait dans la vitrine d’adorables petits saucissons briochés individuels. J’en ai pris deux. Il s’agit tout simplement d’un mini saucisson lyonnais cuit dans une brioche. C’est délicieux. J’étais certaine que ça plairait à ma fille pour son déjeuner en rentrant de l’école. Je les ai fait doucement réchauffer au four. Je les ai accompagnés d’épinards. Maintenant ma fille aime beaucoup les épinards. D’ailleurs, c’est drôle car mes deux filles sont plus becs salés que sucrés. Mon bébé, qui est maintenant “diversifiée”, ne mange d’ailleurs que des légumes. Elle refuse les compotes. Je lui ai proposé tous les parfums que j’ai pu imaginer. Curieuse, elle commence toujours par ouvrir la bouche, puis dès qu’elle réalise qu’il s’agit d’une compote elle me regarde offusquée, ferme sa bouche hermétiquement, tourne la tête et fait de grands moulinets avec ses bras pour éviter toute approche de la cuillère. Bon. OK. Pas de compotes. J’ai compris le message. Mais personnellement, je ne mangerai pas une purée de légumes pour goûter. Mais revenons à nos saucissons. Hum! Vous auriez dû voir les yeux gourmands de ma fille devant son assiette. Je crois que c’est ce genre de plat qui donne son goût à l’enfance. La brioche était moelleuse, la saucisse très bonne, truffée de petits morceaux de champignons. Micaela plus tard pourra parler des “saucissons briochés de son enfance”. Ah, vous aimeriez bien les voir? Malheureusement, j’ai totalement oublié de faire une photo! Bon, d’accord, j’en rachèterai rien que pour les montrer. Pas par gourmandise, bien sûr. |
||
|
20. Adieu doudou http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.41Mb) Description: Cet après-midi, mes filles et moi sommes parties en expédition à l’autre bout de la ville pour acheter les céréales que ma grande fille aime bien prendre au petit-déjeuner et qui ne sont vendues que dans un magasin bio dans le centre ville. Pour aller un peu plus vite, j’ai proposé à ma fille de prendre un raccourci et de passer par le pont de chemin de fer. Elle n’était pas trop d’accord car il fallait monter un grand escalier, mais la perspective d’arriver plus vite à la boulangerie l’a motivée. Gentiment deux jeunes garçons qui discutaient en bas de l’escalier m’ont proposé de m’aider à porter la poussette, mais je me suis débrouillée toute seule. Nous avons regardé les trains passer quelques minutes. J’aime bien ce pont, on a un beau point de vue sur la ville et on voit les trains arriver de loin. A la boulangerie, nous avons acheté le goûter promis (un palmier et un pain au chocolat), puis nous sommes passées au magasin bio. Malheureusement, il n’y avait plus ces céréales, mais la dame qui est super sympa va les commander spécialement pour nous. Ensuite, nous sommes passées chez le boucher, vous savez celui qui a retrouvé sa boutique après des démêlés avec ses actionnaires. Il était temps de rentrer à la maison. Ce n’est qu’à quelques pas de la maison que je me suis rendue compte que le doudou de Micaela n’était plus là. Dès que mon mari est rentré, j’ai refait tout le chemin que nous avions fait l’après-midi, seule, dans la nuit, scrutant le trottoir et les rebords de fenêtre au cas où quelqu’un l’aurait déposé là... mais aucun doudou. Il a bel et bien disparu. J’avais un clone heureusement, mais ça me serre le cœur de savoir que cette petite boule blanche et douce qui a si souvent consolé ma fille est perdue, par terre, quelque part, et qu’il va finir à la poubelle... |
||
|
21. Parachute doré http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.39Mb) Description: Vous avez été adorables de m’envoyer de si gentils messages de rétablissement! Merci à tous, j’ai presque aimé être malade! L’autre jour j’écrivais que l’homéopathie était terriblement efficace et bien c’est vrai. Mais parfois cela peut aussi aller dans le mauvais sens car c’est le traitement que m’avait prescrit mon docteur qui a déclenché une aggravation des symptômes. J’ai eu une sinusite maxillaire aiguë, j’ai cru qu’on m’avait à nouveau arraché les dents de sagesse! Heureusement, c’est presque fini. Aujourd’hui, en lisant un blog, j’ai appris que le chanteur Français Alain Souchon mettait à disposition gratuitement sur son site une chanson de son prochain album. J’aime beaucoup ce chanteur alors je suis allée faire un tour sur son site. Il y a une vidéo sympa où il explique la raison de son geste. Il explique aussi l’origine du titre de sa chanson “Parachute doré”. Je ne sais pas si c’est une expression anglo-saxone traduite en français, mais un parachute doré est la méga prime que reçoit un pdg (président directeur général) pour quitter l’entreprise qui l’emploie. Il est viré moyennant finances. Et c’est une clause de son contrat. Les montants de ces primes font souvent ces derniers temps la une des journaux, elles scandalisent, elles écœurent et elles inspirent les poètes! Je n’ai pas encore écouté la chanson, mais je l’ai téléchargée sur mon ordinateur. J’ai décompressé le fichier ZIP et j’ai fait glisser le fichier mp3 sur l’icône de iTunes. La chanson d’Alain Souchon fait désormais partie de ma bibliothèque de musiques. Et vous, avez-vous votre parachute doré? |
||
|
22. Laetitia est malade http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 0.27Mb) Description: Exceptionnellement, pas de podcast cette semaine parce que je suis malade et que je tousse beaucoup! Je vous souhaite à tous une très bonne semaine et je vous dis à bientôt! |
||
|
23. La fameuse salade de pommes de terre http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.31Mb) Description: Je me dis qu’il y a des plaisirs simples qu’il faut savoir apprécier, surtout quand on a eu une semaine difficile. Depuis quelques semaines vous savez que Jacques est à nouveau notre voisin. Cette semaine Jacques, qui campe littéralement dans son appartement en attendant que les travaux soient terminés, a trouvé le temps de préparer sa fameuse salade de pommes de terre. La recette familiale hollandaise est un secret bien gardé, mais le résultat est délicieux. Il y a un mélange de saveurs qui rend cette salade toute simple merveilleusement bonne. En plus, elle me rappelle cette belle journée du pique-nique Onething où Jacques nous en avait préparé. Bref, la salade de Jacques c’est comme un souvenir d’enfance. Pour vous donner une petite idée de son goût, j’ai pu identifier les cornichons (visibles à l’œil nu), les œufs durs écrasés et l’estragon. Hier soir, Jacques m’a passé un petit coup de fil pour m’annoncer qu’il m’avait mis de côté de la salade. - Salut, c’est Jacques. ça y est la salade est prête. Dis-moi quand je peux passer te la déposer? - Hum! Merci! Non, ne te dérange pas. Je passerai demain matin avec les filles. Je suis passée ce midi avec mes deux filles prendre possession de ma boîte. Jacques avait ajouté pour mon mari et moi quelques harengs marinés. Ce midi, ma fille et moi avons bien entamé la salade. Ma fille a dit : “hum, c’est bon! Je veux encore de la salade de Jacques”. |
||
|
24. Le bon docteur http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.23Mb) Description: Il y a parfois des décisions qui s’imposent, comme changer de docteur. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Ma fille de presque trois ans était fiévreuse depuis dimanche soir. Je l’ai emmenée chez mon docteur habituel mardi après-midi. Il l’a examinée et m’a prescrit quelques médicaments. J’étais surprise par sa prescription que je trouvais légère. Dans ma famille, nous nous soignons par homéopathie, c’est une médecine dite “douce”, moi je dirais “efficace, naturelle et économique”. En rentrant à la maison ma fille s’est mise à tousser très fort et quand je l’ai couchée à pleurer sans pouvoir trouver le sommeil. Le lendemain matin, j’ai demandé à la pharmacienne si elle pouvait me donner l’adresse d’un autre homéopathe dans le quartier. Après la nuit que je venais de passer, ma décision était prise. - Oui, bien sûr, je vous conseille le docteur Martin. Le docteur Martin! Mais oui, bien sûr! C’est le docteur qui me soignait lorsque j’étais petite. Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt? Sa femme a été mon institutrice au CP et m’a appris à lire et à écrire. Je l’ai appelé. Il a pu nous recevoir l’après-midi même. C’était très émouvant de le revoir. Il se souvenait de moi et surtout de ma sœur qui lui avait transmis la rougeole! Je crois que lui aussi était ému. Il a examiné ma fille et elle avait une otite. Il a fait sa prescription et ce soir, la douleur a déjà nettement diminuée. Je n’ai aucun regret d’avoir changé pour le bon docteur. |
||
|
25. La gourmet solitaire http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.38Mb) Description: J’ai intitulé ce podcast “La” gourmet solitaire et c’est une faute, mais je l’ai fait exprès. En effet, gourmet est un nom masculin. Mais comment dire lorsque le gourmet est une femme? Le dictionnaire dit qu’il s’agit d’une personne, mais l’inconscient l’associe à un homme. Si je dis “Le gourmet solitaire”, c’est l’image d’un homme qui se formera dans votre esprit. Est-ce que je me trompe? Ou bien, si vous êtes un lecteur de mangas, vous aurez l’image de cet homme dont on ne connaît ni le nom, ni l’âge, ni le travail, qui au gré de ses déambulations professionnelles et personnelles se retrouve à manger dans différents restaurants. Chaque lieu forme comme une petite nouvelle, les plats sont décrits minutieusement, le plaisir qu’ils procurent au héros se lit sur son visage et puis la poésie du moment est présente dans les différentes cases de la bande dessinée. C’est homme est le gourmet solitaire. J’ai adoré ce livre. La gourmet est mon amie japonaise Noriko (nous nous écrivons toujours très solennellement, mais je la considère comme mon amie). Nous nous envoyons régulièrement des petits paquets remplis de douceurs. Hier, j’ai reçu un paquet de Noriko qui contenait deux jolis paquets de biscuits délicatement emballés dans un papier de soie. Le paquet était accompagné d’une carte où Noriko écrivait qu’elle était allée au cinéma et s’était souvenue d’un “bon petit magasin de Karinto” et avait décidé de m’en acheter. J’ai grignoté quelques délicieux biscuits doucement sucrés et je voyais dans mon esprit Noriko se promenant dans Tokyo, ses paquets de karinto sous le bras, comme dans une nouvelle du Gourmet solitaire. |
||
|
26. Ratatouille http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.34Mb) Description: Je me souviens qu’un jour à l’occasion d’un podcast, je vous avais parlé des plats que l’on aimait bien dans ma famille : les crêpes, la blanquette de veau, la quiche lorraine, etc. J’ai oublié de mentionner la ratatouille. Eh oui, comme le dessin animé (que je n’ai pas vu d’ailleurs). La ratatouille se sont des aubergines, des tomates, des courgettes, des poivrons que l’on fait revenir dans l’huile et qui mijotent tranquillement avec un peu d’ail et des oignons jusqu’à former une délicieuse compote de légumes. J’adore la ratatouille, mais je ne la cuisine pas. En vacances, à Perros, mon père en prépare souvent avec les légumes de Véronique. On la mange toujours une première fois avec du riz et de la viande. Mais ce qui est bon, c’est la ratatouille du lendemain. Nous avons plusieurs recettes dans la famille : l’omelette fourrée à la ratatouille ou encore la galette à la ratatouille (une crêpe de sarrasin garnie d’un œuf et de ratatouille). Oui, mais manger de la ratatouille seulement pendant l’été, ça rend le reste de l’année un peu long. Heureusement, j’ai trouvé une ratatouille toute prête au magasin bio qui est aussi bonne qu’à la maison et qui en plus est très bon marché. En ce moment, j’en mange au moins une fois par semaine! Alors, si je vous parle de la ratatouille aujourd’hui, c’est parce qu’en rentrant d’avoir accompagné ma fille à l’école, j’ai fait le chemin avec Caroline. On parlait cuisine quand tout à coup elle me dit : - A la biocoop, j’ai trouvé une ratatouille super bonne. On n’arrête pas d’en manger! - La ratatouille à la catalane? - Oui, tu la connais? - Je dois en manger un bocal par semaine! Les grands esprits de gourmandes se retrouvent! |
||
|
27. Les deux font la paire http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.25Mb) Description: Ce matin, je suis allée faire des courses dans la grande rue commerçante à quelques minutes de chez moi. J’ai poussé un peu plus loin que d’habitude pour voir si le nouveau magasin bio était ouvert. Oui, il l’était. C’est vraiment incroyable d’avoir deux supermarchés bio à moins de quinze minutes à pieds de la maison. J’ai fait quelques achats que ma fille était ravie de déposer à la caisse. C’est son truc en ce moment : Maman, c’est moi qui mets à la caisse, c’est moi qui paye! A l’occasion de l’ouverture du magasin, on nous a offert un petit pain rond que j’ai partagé entre mes deux filles. Un quignon pour mon bébé et le reste pour ma grande fille, ravie du cadeau. Arrivées à la résidence, nous avons croisé Caroline et ses filles. Nous avons discuté, Caroline et moi, pendant que nos filles couraient partout. Tout à coup, Caroline remarque qu’il manque un chausson au pied de mon bébé (je la porte toujours dans son porte-bébé). - Oh, non, m’écriai-je, j’y tenais à ce chausson. C’était à Micaela. - Tu devrais faire le chemin à l’envers, tu le retrouveras peut-être, m’a suggéré Caroline. - Non, je n’ai pas le courage, lui ai-je répondu, et il est pratiquement l’heure du déjeuner. Peut-être cet après-midi, après la sieste. Je suis rentrée à la maison, un peu triste d’avoir perdu ce chausson. Quelques minutes plus tard, alors que je préparais le déjeuner, j’entends frapper à la porte. C’était Elena, son petit frère et sa maman. Elena me tendit un petit chausson. - Tiens, me dit-elle, c’est le chausson de Felicia et on l’a trouvé dans la rue. Tout est bien qui finit bien! |
||
|
28. Millénium tome 3 http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.39Mb) Description: Il y a quelques semaines de cela, je vous parlais de la trilogie Millénium. Après la lecture du premier tome, j’étais moyennement convaincue par l’histoire. Je trouvais que certaines scènes décrites étaient trop violentes. Ma voisine m’avait prévenue que cela n’allait pas en s’arrangeant. En fait, je crois que le pire était passé. J’ai attaqué le troisième et dernier tome et je dois dire que mon opinion a changé. Ces livres ont quelque chose de spécial, sans aucun doute. Les personnages sont vraiment bien dessinés. J’ai un faible comme je vous le disais pour Lisbeth Salander, son sourire en coin, son esprit implacable, logique et résolu et surtout les surprises qu’elle ne cesse de nous faire au fil des romans. Tous les autres sont très bien aussi. Hier, j’ai lu une altercation entre Erika Berger et un de ses rédacteurs en chef (Erika est devenue rédactrice en chef d’un grand quotidien suédois) qui m’a laissé le souffle coupé. En fait, je me suis trouvée une fois dans des circonstances similaires à celles qui ont amené l’altercation et j’étais curieuse de savoir comment elle réagissait. Et puis, j’aime bien l’écriture, la façon d’aborder les personnages, certains détails (la tenue vestimentaire par exemple, ou une pensée fugitive qui rendent les personnages crédibles, vivants). Dans les défauts, certains passages sont à mon goût trop longs. Mais l’histoire est vraiment pleine de rebondissements sans paraître sortie d’un moule. C’est vraiment la folie Millénium ici. Mon mari me disait encore hier qu’il voyait plein de gens en train de lire les livres dans le bus. D’ailleurs, ma vie a pris un goût suédois : je grignotte des Krisprolls, je tartine mon pain de confiture d’airelles, je bois du sureau et j’envisage d’acheter une nouvelle commode chez Ikéa. |
||
|
29. Partie remise http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.38Mb) Description: Hier, j’étais souffrante alors je n’ai pas pu écrire mon podcast. Aujourd’hui, heureusement, je vais mieux. Mais parce que j’étais malade, j’ai dû annuler mon rendez-vous d’hier soir avec mon amie Natasha et cela m’a contrariée. Cela fait des mois que nous ne nous sommes pas vues. Natasha est prof d’anglais et passe ses journées à courir Paris en métro pour donner des cours d’anglais à des cadres au bout du rouleau. Nous travaillons aussi régulièrement ensemble sur mes ouvrages dont elle assure la traduction. Nous nous entendons très bien. Nous sommes aussi toutes les deux très gourmandes. Et si vous suivez ce podcast depuis un certain temps, vous savez que nous aimons nous retrouver Chez Ladurée, la fameuse pâtisserie parisienne. Seulement, entre les horaires de travail de Natasha et les horaires de tétées de mon bébé, il était difficile de se voir pendant la journée. Nous avons alors pensé à nous retrouver au Ladurée du Printemps, le grand magasin situé boulevard Haussmann. Le salon de thé se trouve à l’intérieur même du magasin et le jeudi, jour de nocturne au Printemps, il ferme à 22 heures. C’était parfait pour se voir. De mon côté, je me faisais une joie de cette sortie dans Paris à la tombée de la nuit. Et depuis que le rendez-vous était fixé, je pensais régulièrement au gâteau que j’allais choisir : un parfait praliné? un saint-honoré rose framboise? une religieuse à la violette? des macarons glacés? Malheureusement, j’ai dû envoyer un SMS à Natasha pour annuler notre rendez-vous. J’espère que ce n’est que partie remise. |
||
|
30. Laplace et compagnie http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.47Mb) Description: Aujourd’hui, j’ai téléphoné à mon père qui est toujours à Perros. Il m’a donné quelques nouvelles intéressantes. Tout d’abord, le Laplace est de retour, ancré exactement au même endroit que cet été. Vous vous souvenez, n’est-ce pas, de ce bateau hydrographique de la Marine Nationale qui a passé une partie de l’été en face de la plage de Trestraou. Justement, il était question de lui dans le dernier bulletin de Perros. C’est ainsi que mon père a pu m’apprendre que le Laplace avait pour mission de relever les fonds de la côte et que sa mission durerait jusqu’en 2009. Il va donc venir et repartir pendant un an. D’après l’article du journal, les derniers relevés dataient de 1830! Mon père m’a aussi raconté deux histoires étonnantes. La première concerne Marie-Claire, la fermière. Au marché de Plougrescan elle a croisé un type en se disant qu’il avait une tête d’assassin. Eh bien, le jour même il a tué deux personnes et s’est endormi dans la maison de ses victimes. C’est ainsi que les gendarmes l’ont retrouvé, endormi. La deuxième histoire est tout aussi triste. Mon père était sur le port de Perros. Il entend le bruit d’un avion dans le ciel et, par habitude, parce que c’est un vrai fana d’aviation, il cherche des yeux l’avion. C’est un Vari-eze, il le reconnaît tout de suite parce qu’il a une forme particulière. Le soir même, dans ses blogs d’avions, il lit qu’un avion du même type s’est écrasé à quelques kilomètres de Perros. C’est sans aucun doute l’avion vers lequel mon père avait levé les yeux. Une autre nouvelle plus réjouissante, mon père va se préparer une tarte aux cerises. En ce moment, nous faisons une espèce de match à qui fera le plus saliver l’autre avec ses recettes. Il me nargue en m’envoyant des photos par email. De son côté, une tarte aux pommes et un flan, du mien un flan d’après une recette du XVIe siècle et une tarte aux tagliatelles d’après une recette italienne. Il va falloir que je pare vite fait la tarte aux cerises... je vous tiendrai au courant! |
||
|
31. Une bonne journée http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.42Mb) Description: Ce soir, en rentrant du travail, mon mari m’a demandé si j’avais passé une bonne journée. Oui, lui ai-je répondu. Puis l’idée m’est venue, par curiosité, de compter le nombre de personnes que j’avais croisé dans cette journée. Sur le chemin de l’école, je n’ai parlé à personne. A l’école, j’ai croisé le papa d’une petite copine de ma fille, puis le papa d’une autre copine (il y a beaucoup de papas qui accompagnent leurs enfants à l’école). J’ai échangé quelques paroles avec eux, avec la maîtresse de ma fille aussi. Je suis ensuite allée à la garderie. J’ai discuté quelques minutes avec la directrice et les deux puéricultrices, puis je suis rentrée chez moi. J’ai travaillé une bonne partie de la matinée, sans un coup de fil, mon ipod sur les oreilles. Ensuite, je suis retournée à l’école. J’y ai retrouvé ma copine Caroline dont la fille va aussi à la maternelle. Nous sommes rentrées ensemble à la maison. Là, nous avons croisé mon autre voisine, Alexandra, qui a une petite fille et un petit garçon. Nos trois filles ont joué ensemble à courir. En début d’après-midi, un client est passé chercher un ouvrage chez moi. Après la sieste, je suis allée au parc avec Alexandra et ses enfants (cette fois, nous avions emporté des ballons). Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée à la pharmacie et j’ai échangé quelques paroles avec la pharmacienne. J’ai aussi eu un coup de fil de ma mère. Donc, aujourd’hui, j’ai parlé à onze personnes. Je pense que toutes ces personnes à qui j’ai dit bonjour, à qui j’ai souri et avec qui j’ai parlé ont participé à me faire passer une bonne journée. Je me demande s’il y a un lien mathématique entre le nombre de sourires que l’on échange et la qualité d’une journée. A partir de combien de sourires la journée devient-elle bonne? Est-ce que vous avez un chiffre à me proposer? |
||
|
32. Des tableaux dans ma mémoire http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.33Mb) Description: Cet après-midi, je suis allée me promener au parc avec mes filles et notre voisine et ses deux enfants. Ma fille et sa fille sont très copines. Nous sommes tout d’abord allés au toboggan. Il était relativement de bonne heure et ce n’était pas la grande foule. Mais au bout d’un certain temps le petit espace réservé au toboggan s’est rempli d’enfants qui couraient dans tous les sens. Nous avons réussi à entraîner nos filles vers la pelouse où elles ont bien couru. Il y avait d’autres enfants qui jouaient au ballon. Micaela est venue me voir. - Maman, je veux un ballon pour jouer, m’a-t-elle dit. - On n’a pas pris le ballon, ma chérie. On le prendra la prochaine fois. Elle était très déçue, mais elle a vite trouvé une autre activité : faire des galipettes. En cherchant quelque chose dans le panier de la poussette, je suis tombée sur un ballon de baudruche dont j’avais totalement oublié l’existence. Je l’ai gonflé et j’ai appelé ma fille. Elle était toute heureuse et elle a bien joué avec sa copine. J’ai raconté à ma voisine que ce ballon m’avait été offert dans un magasin de jouets à Paimpol à l’occasion d’un achat. - Tu es déjà allée à Paimpol, ai-je demandé à ma voisine. - Oui, mais c’était il y a longtemps. Je ne m’en souviens plus très bien. - C’est une très jolie ville. Et alors que je disais ces mots, je me suis souvenue d’une galerie de peinture. Les tableaux exposés représentaient des bateaux et ils m’avaient beaucoup plu. Vous savez l’effet que ça fait quand un artiste vous plaît. Et l’espace d’un instant, le temps de cette pensée, j’étais à nouveau devant les tableaux de Guy L’Hostis (qui, je l’espère, ne m’en voudra pas d’avoir téléchargé une image d’un de ses tableaux pour illustrer ce podcast). |
||
|
33. Jacques a déménagé http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.27Mb) Description: Ce matin, en allant faire quelques courses, je suis passée devant chez Jacques mon voisin. Il y avait un camion de déménagement garé devant son immeuble. J’ai expliqué à ma fille que Jacques allait changer de maison et que les messieurs du camion allaient prendre toutes ses affaires pour les emmener dans sa nouvelle maison. - Et il va aller habiter où Jacques? Alors, ça c’est la surprise car Jacques va habiter notre résidence. Nous allons être à nouveau voisins et j’en suis très contente. En fait, il y a quelques mois Jacques nous a dit qu’il souhaitait changer d’appartement et trouver quelque chose de plus grand. Il commençait ses visites grâce aux agences ou aux annonces de particuliers. Je lui ai alors parlé d’un appartement à vendre dans notre résidence. Il y avait une petite annonce sur le tableau d’affichage de notre escalier. Il a téléphoné et a pris rendez-vous pour une visite de l’appartement. Finalement, de tous les appartements qu’il avait pu visiter c’était celui-là qui lui plaisait le plus. Il a donc fait une offre à la propriétaire. L’offre a été acceptée et la vente s’est faite il y a quelques jours. Bien sûr, tout ne s’est pas passé comme sur des roulettes. La proprioétait une sacrée chipie qui en a fait voir de toutes les couleursà Jacques jusqu’au dernier moment. Mais heureusement tout s’est bien terminé. Dès que les travaux seront terminés et que Jacques aura emménagé Micaela pourra lui faire coucou depuis la fenêtre de sa chambre. |
||
|
34. Réunion à l'école http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.15Mb) Description: Ce matin, après avoir accompagnée ma fille à l’école, je suis rentrée en compagnie d’une autre maman. Nos filles se connaissent depuis la garderie et sont dans la même classe cette année. Nous avons évoqué la réunion de parents qui a eu lieu samedi dernier à l’école. Nous étions convoqués pour faire plus ample connaissance avec la maîtresse et connaître le programme pédagogique de l’année. J’y suis allée seule pendant que mon mari gardait nos deux filles car les enfants n’étaient pas invités à la réunion. Je me suis donc retrouvée dans la classe de ma fille, avec d’autres parents, assise sur une toute petite chaise à écouter sagement la maîtresse. Elle nous a d’abord fait part des progrès des enfants depuis la rentrée (il y a deux semaines de cela). Les enfants pleurent de moins en moins et certains rituels se mettent bien en place. Elle était très enthousiaste et cela faisait plaisir à voir. J’aime vraiment beaucoup cette maîtresse, c’est vraiment une femme intelligente. Ensuite, elle nous a détaillé l’emploi du temps de la journée. C’était émouvant car j’imaginais ma fille en train de peindre, ou bien écoutant la maîtresse raconter une histoire, faisant la ronde ou bien du vélo dans la cour. Ce matin, lorsque j’ai quitté l’autre maman je lui ai dit : - Je retournerais bien à l’école, pas vous? |
||
|
35. Millénium http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.39Mb) Description: Aujourd’hui, j’ai commencé le deuxième tome de Millénium la trilogie de l’écrivain journaliste suédois Stieg Larsson. En ce moment tout le monde lit Millénium, les trois tomes de chacun près de six cents pages se sont vendus à des milliers d’exemplaires en France. J’avais repéré ces drôles de couvertures noires l’année dernière parce que les trois livres étaient en vitrine du marchand de journaux sur le chemin de la gare. J’avais aussi remarqué que la bibliothèque de ma ville en avait fait l’acquisition. Ce n’est que cet été que je me suis décidée à les offrir à mon mari pour son anniversaire. Il a dévoré les trois tomes en dix jours, lisant chaque soir jusqu’à plus d’une heure du matin. Curieuse, j’avais lu les premières pages dans la librairie et j’avoue que cette histoire de fleurs envoyées chaque année le jour anniversaire d’un vieux monsieur m’avait bien plue. Je m’étais fait une idée de l’histoire qui s’est révélée totalement fausse. En fait, après avoir lu deux William Tapply plutôt reposants, plonger dans le magma compliqué de Millénium m’a semblé fatiguant. J’ai eu du mal à rentrer dans le livre. Et puis, pourquoi tant de scènes de violence? Mais j’avoue que je suis tombée sous le charme des personnages, surtout celui de Lisbeth Salander. Drôle de fille. On en parlait ce matin avec ma voisine du dessus. Elle est en train de lire le troisième tome et elle a bien avancé mardi dans sa lecture parce que ses enfants étaient à la garderie. Il paraît que côté violence ça ne s’arrange pas. C’est marrant parce que je ne l’imaginais pas ayant ce genre de lecture, ma voisine. On a peut-être toutes un côté Lisbeth Salander en nous. |
||
|
36. Gestion de crise http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.39Mb) Description: Aujourd’hui il faisait super beau et même très chaud. Tout de suite après la sieste, je suis sortie me promener avec mes filles. Nous avons retrouvé d’autres enfants de l’immeuble au parc près de chez nous et tout le monde a passé un bon moment à jouer et à courir (les enfants) ou à discuter (les mamans). En rentrant à la maison j’admirais le ciel bleu et je crois que c’est le premier jour depuis mon retour où je n’ai pas trop pensé à Perros. Mais tout a été gâché par un détail. La bonne femme qui gare sa voiture sur le trottoir, m’obligeant à descendre du trottoir pour la contourner, est de retour et avec elle sa voiture. Voilà, ça m’a énervée grave comme on aimait dire avec ma copine Janet. Mais une autre source d’énervement m’attendait sur la gauche. Au moment où je contournais la voiture de la bonne femme en pestant, un monsieur était en train de se garer en face. Il y avait de la place pour stationner deux voitures. Et vous ne savez pas ce qu’il fait? Il se gare au milieu occupant à lui tout seul les deux emplacements! C’en était trop pour une si belle journée. Je lui ai fait des grands signes pour qu’il me remarque, puis je lui ai fait signe de s’avancer davantage. Il était surpris et finalement s’avança de peut-être vingt centimètres. Je fronçai les sourcils et lui fit signe d’y aller plus franchement. Il leva les mains en l’air comme pour dire “mais qu’est-ce que vous me voulez à la fin?”. Je fis le signe qu’il occupait deux places. Il s’est avancé de mauvaise grâce. Je suis partie, satisfaite. Dans ce quartier, les gens ont du mal à trouver des places pour se garer en rentrant du travail. Imaginez le stress pour une personne cherchant à se garer et passant devant cette voiture mal garée. Il faut penser au bien être de ses voisins. |
||
|
37. Grand Doudou http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.34Mb) Description: Ce matin, comme tous les matins depuis une semaine, ma fille a insisté pour que Grand Doudou nous accompagne à l’école. Ce n’est pas son doudou officiel, mais il tient une bonne place dans son cœur surtout parce qu’il est grand. Il mesure près de 40 centimètres et une des joies de ma fille est de lui tenir la patte et de le faire marcher à côté d’elle. De temps en temps, il est fatigué alors elle le prend dans ses bras. Parfois, il est trop lourd alors elle le pose dans sa poussette et marche fièrement à côté de lui. Souvent, il faut s’arrêter pour le contempler : Maman, regarde Grand Doudou m’a fait un sourire! Elle l’a présenté à toutes ses copines et Grand Doudou est très courtisé par toutes ses demoiselles qui se disputent la faveur de le tenir dans leurs bras. Une fois, à Perros, nous avons failli le perdre. Il était descendu de la poussette en plein milieu du marché sans que personne ne s’en rende compte. Un vendeur l’avait déposé sur son stand et Marie-Françoise qui passait par là l’avait reconnu et nous l’avait rapporté. Hier matin, Grand Doudou marchait comme d’habitude quand un monsieur m’a alertée. - Attention Madame, son doudou traîne par terre. - Merci. C’est un doudou qui marche. - Ah, bon. Quelques mètres plus loin une dame me courre après pour la même raison. En entendant ma réponse elle me dit ceci : je trouve quand même que ce n’est pas top. Elle devrait le prendre dans ses bras. Non, mais, de quoi je me mêle!“C’est pas top”. Bref, maintenant, plus de soucis car j’ai acheté des chaussures à Grand Doudou. Et il en est très fier. |
||
|
38. Oil in box http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.30Mb) Description: Cet après-midi je suis allée faire quelques courses à la Biocoop qui est près de chez moi. C’est la deuxième fois que j’y vais depuis mon retour, il me manquait encore des choses, mais je n’avais pas pu tout porter la première fois. Cette fois, il y avait sur ma liste de course de l’huile d’olive. Il n’en reste plus une goutte à la maison. Dans le rayon, j’ai commencé à regarder les différentes bouteilles. Puis j’ai aperçu en bas du rayonnage un petit carton. Intriguée, je me suis baissée pour regarder entraînant avec moi mon bébé joyeusement installée dans son écharpe de portage. Il s’agissait d’un cubi d’huile d’olive de trois litres. Je n’avais jamais vu ça. Le système est exactement celui des fontaines à vin. Une poche contenant l’huile est placée dans un carton et un petit robinet permet de se servir en huile. J’ai tout de suite pensé que c’était un très bon système car l’huile est ainsi bien à l’abri de la lumière. Puis j’ai pensé que mon mari serait moins enthousiaste. J’ai commencé à imaginer quelles pourraient être ses critiques. - Comment est-ce que je fais si je dois en mettre sur une salade de tomates? Et bien, on pourrait en mettre dans le petit distributeur que nous ont offert Sylvie et Guillaume. On en aurait toujours à table. - ça prend de la place, où va-t-on mettre ce carton? Il est tout petit on pourrait le poser sur le plan de travail. Et pense qu’on aurait justement une bouteille de moins dans le placard! - Mouais. Allez, je le prends quand même et puis le prix au litre est plus intéressant que celui d’une bouteille d’un litre. Ce soir, lorsque mon mari est rentré du travail il a découvert mon achat. - Ah, c’est super pratique ce truc! je trouve ça génial. On se pose parfois trop de question, non? |
||
|
39. Dans l'escalier http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.65Mb) Description: Hier, c’était la rentrée alors je n’ai pas eu le temps de trop penser au fait que j’étais de retour. Aujourd’hui, mercredi, c’est un peu différent. Il n’y a pas école le mercredi en France et c’était donc ma première vraie journée à la maison. Le malaise s’est insinué en moi par petites touches. D’abord, ce matin, il faisait gris, un vrai temps de région parisienne. Lorsque j’ai ouvert les volets j’ai remarqué que les feuilles du châtaignier en face de chez nous avaient déjà leur couleur d’automne. Je sais qu’il s’agit d’une maladie, mais quand même, ça fait triste dans le paysage. Plus tard, j’ai eu mon père au téléphone. A Perros, il fait un temps magnifique, m’a-t-il dit. Ah, Perros! Il y a à peine trois jours je goûtais chez Marie-Claire la fermière et ma fille jouait avec les enfants d’Aude au milieu des oies et des cochons. Je me suis ensuite souvenu du matin de mon départ. Je suis allée une dernière fois sur le balcon sentir et écouter la mer. Il faisait nuit, l’air était doux et à ce moment-là j’aurais donné cher pour rester encore. Ma fille m’a demandé ce midi en fronçant les sourcils où était la mer. Il n’y pas la mer ici ma chérie, lui ai-je répondu. - Pourquoi? - Parce que la mer est loin, chez Papi. - Ah. Elle semblait très déçue. Mais, tout ça a vite été oublié au parc où elle a joué avec les filles de ma voisine Caroline. En rentrant, j’ai croisé mon voisin du dessus, François. - Alors, c’est pas trop dur de rentrer, m’a-t-il demandé. - ça va, lui ai-je répondu. - A chaque fois que nous rentrons de vacances avec Christine on trouve cela dur de rentrer, de retourner travailler en transports et on se dit “mais pourquoi on ne quitterait pas tout pour ouvrir une baraque à frites au bord de la plage?” On refait le monde parfois dans l’escalier. |
||
|
40. Rentrée des classes http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.24Mb) Description: Aujourd’hui était un grand jour pour ma grande fille car c’était la rentrée des classes, sa première rentrée. Ce premier jour à l’école maternelle était plutôt une prise de contact. Les enfants visitaient en petits groupes leur future classe et faisaient la connaissance de la maîtresse et de son assistante. Nous devions nous rendre à l’école pour dix heures et j’ai bien cru que nous allions être en retard! Vous savez ce que c’est, à force d’être en avance, on finit par être en retard. Heureusement, Micaela a eu envie de courir sur le chemin de l’école ce qui fait que nous sommes arrivées à l’heure. Nous sommes rentrées dans la classe avec les dix autres enfants et leurs parents. La maîtresse nous a gentiment accueilli et nous a présenté son assistante qui s’appelle Laetitia, comme moi. Micaela a retrouvé une petite copine de la garderie et sans plus faire attention à nous, elles sont parties jouer ensemble. Pendant ce temps-là la maîtresse nous faisait son petit discours (horaires de la classe, déroulement de la journée, apprentissages, cantine, sieste, etc). La maîtresse fait tellement maîtresse que, bien que la trouvant très sympathique, je n’étais pas tout à fait à mon aise, comme si c’était moi qui retournais à l’école. Lorsqu’elle nous a demandé si nous avions des questions, spontanément, au lieu de lever la main, j’ai levé le doigt comme font les enfants à l’école! Une petite quarantaine de minutes après notre arrivée, nous étions sorties. Nous sommes rentrées avec sa petite copine et sa maman. En nous quittant, nous nous sommes dit “à jeudi”. |
||
|
41. Le goût de la dernière semaine http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.47Mb) Description: Voilà, c’est ma dernière semaine en Bretagne. Mon séjour prend fin, j’ai presque envie de dire “déjà” car je n’ai pas vu le temps passer. Je commence à réaliser qu’il faut que j’en profite encore, qu’il faut que je fasse provision d’images, d’odeurs et de goûts pour tenir jusqu’à l’année prochaine. Ce qui va me manquer le plus, c’est la mer ; la mer qui nous accompagne toute la journée dans ses différentes humeurs, ses couleurs magiques, fascinantes et parfois terribles. Je n’ai pas pu souvent m’absenter pour aller marcher sur la plage, sentir l’odeur de la mer, du vent ou de la nuit, mais j’aimais regarder les gens le soir ou tôt le matin qui pouvaient profiter de ce plaisir. Les tartines de pain de la boulangerie Ty Coz vont aussi me manquer, bien beurrées et recouvertes de confitures de cassis... Et puis aussi, les crêpes au lait de chèvre de Aude, la fille de Marie-Claire la fermière. Elles sont tellement légères et délicieuses. Et puis la ferme aussi et Marie-Claire au milieu de ses animaux (vous vous souvenez comment elle appelle ses chèvres et ses brebis le soir lorsque c’est l’heure de rentrer : allez les filles, on rentre!). Les promenades à Ploumanac’h, au milieu des rochers roses vont me manquer. Il m’est souvent arrivé en me promenant là-bas de vivre des moments parfaits,vous savez quand tout s’accorde : l’air, la lumière, le paysage et vous-même. Il y a d’autres choses toutes simples qui vont me manquer comme le sourire et la gentillesse de Véronique la marchande chez qui mon père s’approvisionne en tomates ou regarder avec ma fille les hirondelles voltiger au niveau de notre balcon les jours de mauvais temps. Allez, Perros, on se revoit certainement l’année prochaine! |
||
|
42. A l'aquarium marin http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.33Mb) Description: Nous l’avions promis à Micaela ma petite fille de deux ans et demi, un jour, nous irions voir les poissons à l’aquarium de Trégastel. Ce jour, ce fût aujourd’hui. Il s’agit d’un aquarium marin situé au bord de la mer au cœur d’un amas de rochers de granit rose. Oui, l’aquarium est littéralement dans les rochers. On circule entre les différentes salles par des passages entre les rochers, les salles sont quant à elles installées sous les rochers, dans des petites grottes. C’est un lieu assez impressionnant. Bon, avec Micaela la visite a été un peu particulière. Seuls les gros poissons l’intéressaient. Impossible de la faire s’arrêter plus de quelques secondes devant un aquarium avec des petits poissons. Par contre devant les gros poissons, impossible de la faire bouger. - Je veux regarder encore! Je crois que le poisson qui l’a le plus impressionnée (comme moi d’ailleurs) ce fût le congre. Elle n’a pas tout de suite compris que cette masse sombre toute en longueur était un poisson. Puis, quand elle a remarqué qu’il y avait des yeux et une tête, elle a eu un petit mouvement de recul. C’était drôle. - Non, Maman, je veux sortir. Où sont les autres poissons? Finalement, nous sommes restées une bonne vingtaine de minutes devant l’aquarium à hauteur d’enfant où les poissons venaient défiler, un peu frimeurs ou curieux, devant les yeux tout ébahis des enfants. C’est la photo qui illustre ce podcast. |
||
|
43. Le couvent alternatif http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.48Mb) Description: Ce matin, nous sommes allés à Tréguier pour une course. Alors que nous étions sur le chemin du retour, je pose la question rituelle à mon père : au fait, qu’est-ce qu’on mange ce midi? A ce moment-là, je me rappelle que Marie-Claire la fermière avait parlé à mon père d’un très bon charcutier à Camlez, que tout était absolument délicieux chez lui. On peut facilement se rendre à Camlez depuis la route qui va de Tréguier à Perros. - Et si on allait chez ce charcutier de Camlez? - D’accord, on y va. Camlez, c’est une toute petite ville avec une grosse église. On a traversé le bourg, pas le moindre commerce à l’horizon. Enfin, j’avais cru voir une pancarte avant l’église. Mon père a fait demi-tour, nous avons retrouvé la pancarte, il s’agissait d’une religieuse dessinée sur une planche en bois sur laquelle on pouvait lire “Couvent alternatif”. - Couvent alternatif, qu’est-ce que c’est que ça, ai-je dit à mon père en rigolant devant l’allure de la religieuse peinte au gros pinceau. Puis, nous avons vu une autre petite pancarte sur laquelle était écrit “Crêperie chez Nénène” et Charcuterie-épicerie “En rillettes”. - Je crois que c’est là, ai-je dit à mon père. Nous sommes rentrés dans la petite cour de l’ancien couvent transformé, je l’ai lu ensuite sur Internet, en lieu de commerce équitable local. Et la charcuterie, c’était bien là. Le magasin tout adorable avec une dame charmante. Nous avons pris des saucisses à l’estragon que nous avons mangé ce midi. Hum, hum, les meilleures saucisses que j’ai jamais mangé depuis longtemps! J’aimerais bien goûter les crêpes... ce sera pour une autre fois. Merci Marie-Claire pour la bonne adresse. |
||
|
44. Un délice de crème http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.44Mb) Description: Il y a quelques jours de cela, je me promenais dans le centre de Perros. Mes pas de menèrent complètement par hasard vers la vitrine de la pâtisserie, l’autre, celle dont les boîtes à gâteaux sont bleues. En vitrine, de jolies tartes aux fraises (déjà goûtées, il y a quelques semaines), des macarons (j’en ai un peu assez des macarons) et les traditionnels gâteaux et fars bretons au pruneaux. Quand tout à coup, qu’aperçois-je plus loin dans la vitrine? Les plus beaux, les plus séduisants, les plus appétissants et surtout les plus hauts des choux à la crème que j’ai jamais vus! Je suis restée à admirer la rangée de gâteaux pendant plusieurs minutes. Mon père m’a rejointe. - Tu as vu, Papa, ces choux à la crème? - Hum! - Oui, mais non, ce ne serait pas raisonnable. Il nous reste encore de la tarte aux abricots à la maison. - Moi, ça ne me pose pas de problème. - On reviendra. Et voilà que chaque jour je passe devant la vitrine et chaque jour ces choux me semblent de plus en plus irrésistibles. Alors, aujourd’hui, j’ai craqué! Mais de la belle manière, pour un test avec une autre pâtisserie de Lannion. Bon, eh bien, les apparences étaient trompeuses car c’est l’autre pâtisserie qui a gagné le test, avec un chou certes d’allure plus simple, mais au final bien meilleur. La pâte à chou était moelleuse, la crème légère, le chou fourré avec une crème fondante à la vanille... alors que l’autre avait une pâte sèche et au final trop de crème. Enfin, je me suis quand même bien régalée. Les photos des choux, c'est ici. |
||
|
45. En ménage http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.34Mb) Description: Ce matin, je crois que nous avons failli rendre folle une vieille dame qui habite l’immeuble! La pauvre descendait prendre son courrier au niveau 0, là où se trouvent les boîtes aux lettres. A ce moment-là mon père a appelé du niveau 1 (au niveau rue) l’ascenseur pour monter au troisième étage. L’ascenseur en chemin pour prendre la dame au zéro s’arrête au premier et descend. Mon père était accompagné de mon bébé et de la poussette... occupant tout l’ascenseur. - Ne vous en faîtes pas, Monsieur. Je prendrai le suivant, a dit la dame lorsque les portes se sont ouvertes. Mais, entre temps, je suis arrivée moi aussi au premièr étage avec ma grande fille et sa poussette. J’ai appelé l’ascenseur. Et re-belotte, celui-ci descend à l’appel de la veille dame toujours au zéro. La porte s’ouvre et elle nous voit. - Oh, vous descendez? me demanda-t-elle. - Non, nous montons. Vous voulez monter avec nous, il y a la place. Je vais pousser un peu la poussette. - Je veux bien, merci. ça fait deux fois que j’essaye de monter. Je ne comprends rien à cet ascenseur. En plus, je ne suis pas habillée, je suis simplement en ménage. En rentrant à la maison, je demande à mon père s’il a vu la vieille dame. - Oui, elle n’a pu monter avec nous. Je lui raconte alors notre petite discussion. Et en entendant, “en ménage”, il me dit : ça c’est une expression à noter. Que voulait dire la dame par là? Simplement qu’elle était en tenue pour faire le ménage et non pour sortir et rencontrer des gens. C’est mignon, vous ne trouvez pas? |
||
|
46. Cueillette facile http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.37Mb) Description: Hier, alors que nous rendions visite à Marie-Françoise sur son stand au marché de Trégastel, elle nous a proposé de venir cueillir des mûres avec elle. - C’est à Plélo. C’est à quelques kilomètres seulement de mon marchand de miel et comme je dois y retourner pour faire le plein, je vais en profiter pour aller cueillir des mûres. ça vous dirait de venir? - Comment ça se passe exactement? ai-je demandé. - Eh bien, c’est une exploitation et on peut y cueillir soi-même des fruits et des légumes. - Ah, oui, on a souvent fait ça en Angleterre! a dit mon père. - Alors, vous viendrez? - D’accord. Nous avons retrouvé Marie-Françoise sur la place de l’Eglise de Plélo, petit bourg situé à quelques kilomètres de Guingamp, sur la route de Saint-Brieuc. Nous l’avons suivie en voiture jusqu’à l’exploitation. Il ne faisait pas très beau, mais nous avons évité la pluie. Là-bas, on nous a remis une petite cagette et nous nous sommes dirigés vers les mûriers, bien plantés en rangées espacées (idéal pour circuler avec une poussette!), les branches parfaitement palissées sur des fils de fer. Mon père, grand cueilleur de mûres à la ferme de Marie-Claire, n’en revenait pas de ces conditions idéales. Il a plutôt l’habitude de batailler avec les ronces et de devoir monter sur un escabeau pour atteindre les plus beaux fruits. Ma petite fille nous a aidé, ravie par ce nouveau jeu. Au final, en seulement une heure, nous avons cueilli cinq kilos! Nous nous sommes arrêtés lorsque la pluie s’est mise à tomber. Hum, Marie-Françoise nous a promis un pot de gelée de mûres pour vendredi... Miam-miam! |
||
|
47. A Paimpol http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.49Mb) Description: Ce matin, les conditions étaient à nouveau réunies pour une petite excursion : pas de pain à acheter, pas de courses à faire pour le déjeuner, tout le monde sur le pont de bonne heure! Cette fois, nous sommes partis à Paimpol, à trente kilomètres de Perros. C’est une très jolie ville, assez grande, très célèbre pour son passé. C’est de cette ville que partaient de nombreux bateaux au dix-neuvième siècle pour pêcher la morue en Islande. La dureté de cette vie de pêcheur a inspiré un roman très célèbre à l’écrivain Pierre Loti, intitulé Pêcheur d’Islande. Ce roman est paru en 1886 fût un véritable succès. Il est encore très célèbre de nos jours. Je l’ai lu il y a plusieurs années et j’étais très heureuse de me promener dans la ville où se situe l’histoire d’amour entre Gaud la fille de commerçant et Yann le pêcheur “Islandais”. Nous avons commencé par visiter le port et ses deux bassins à flots. Il y avait beaucoup de bateaux britanniques amarrés. Ensuite, nous nous sommes promenés dans les rues piétonnes du centre ville. C’est très joli et très agréable. Il y a beaucoup de petits magasins, de vieilles maisons à admirer. Vers la fin de la matinée, nos pas nous ont menés à une petite place avec un manège. C’était un drôle de manège avec des engins bricolés plutôt que de classiques chevaux de bois. Et sur chaque engin, il y avait une manivelle pour faire tourner une hélice. Ma fille s’est bien amusée. Pour finir, nous sommes passés devant un chocolatier dont la vitrine ne semblait jamais finir. Je suis rentrée pour acheter quelques bouchées et rien que l’odeur du cacao qui flottait dans le magasin était une merveille! Nous avons quitté Paimpol en nous promettant d’y revenir avant la fin des vacances. |
||
|
48. Promenade du Leguer http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.28Mb) Description: C’est la pleine saison en ce moment, à Perros. Il y a beaucoup de monde, des vacanciers. Pour notre promenade, nous avons eu envie de calme. J’ai proposé à mon père d’aller marcher “au Léguer”. - Au Léguer! m’a-t-il répondu, tu crois que ça va être possible avec les poussettes? - Ben, oui, c’est parfait avec les poussettes! - Au Léguer? - Oui, au Léguer. Ah, ça y est, tu confonds avec le Yaudet! - Ah, oui, Le Léguer, je n’y étais pas du tout! On a bien rigolé. Mon père confondait le chemin de halage qui part de Lannion, le long du Léguer (la rivière qui traverse Lannion) et le Yaudet, petite pointe dans l’estuaire du Léguer. J’aime beaucoup aller au Yaudet, mais le chemin qui y mène est très en pente, en partie dans un sous-bois, donc totalement impratiquable avec des poussettes. C’est un endroit très joli, on aperçoit l’embouchure, tout près, et à marée haute on voit s’y engouffrer les voiliers qui rentrent s’amarrer au petit port de plaisance du Yaudet. Il y a une petite plage très mignonne, chaleureuse, qui n’a pas dû beaucoup changer depuis la préhistoire. La promenade du Léguer est au contraire un joli chemin qui longe la rivière. C’est un ancien chemin de halage, c’est-à-dire qu’autrefois il était utilisé par des attelages de chevaux qui tiraient des bateaux de commerce jusqu’à l’estuaire. Le chemin est en lisière de la forêt, c’est un endroit très calme, les arbres sont très denses et hauts. Il vaut mieux y aller par beau temps car c’est un peu sombre. Mais, j’aime bien m’y promener. Je marche et je pense tranquillement. |
||
|
49. Les carrières de La Clarté http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.34Mb) Description: Aujourd’hui, mon père et moi ne savions pas trop où nous promener. J’ai réfléchi cinq minutes. - Si on allait voir les carrières à La Clarté? J’ai envie d’y aller depuis un petit bout de temps déjà. - Si tu veux, m’a répondu mon père avec un enthousiasme modéré. - On pourrait en profiter pour découvrir la nouvelle boulangerie Ty Coz et s’acheter un goûter! - Ah, ça c’est une bonne idée! Hum, s’ils en ont, je leur prendrai un éclair au café! - Et moi, je craquerai pour un pavé aux amandes. - Et moi, une tarte aux fraises, a ajouté ma petite fille malicieuse. Nous nous sommes donc rendus à La Clarté, ce petit bourg à trente minutes à pieds de chez nous, dont je vous ai déjà parlé il y a quelques semaines. Ce que je ne vous avais pas dit, c’est que l’église de La Clarté avait été construite au XVe siècle par un marquis qui s’était cru perdu en mer, derrière les Sept Îles, un jour de grande brume. Sauvé, ses prières ayant été exaucées, il fit construire en remerciement cette église en granit rose. Le granit rose est partout par ici, la Côte de granit rose s’étend sur 30 kilomètres et j’ai lu qu’il n’y en avait que trois au monde, une ici, en Bretagne, une autre en Corse et la dernière en Chine! Le granit est toujours extrait de nos jours dans les carrières en contre-bas de l’église. On ne peut pas les visiter comme ça, mais de la route, en s’approchant des grilles, on voit bien les grands pans de pierre aux couleurs flamboyantes. Ce sont des lieux impressionnants, gigantesques, qui me donnent le frisson. |
||
|
50. La visite des pompiers http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.46Mb) Description: Ce matin, j’ai emmené mes petites filles faire un tour à la plage. De l’appartement, j’ai le choix entre deux chemins ou plutôt itinéraires. Je peux passer par la route qui descend ou bien emprunter un petit chemin qui passe entre les maisons. Ce dernier est plus direct, mais comme le chemin n’est pas goudronné ce n’est pas bien pratique avec une poussette. J’ai donc pris la route. Nous avons marché sur la grande plage de Trestraou, regardé les vedettes qui partaient pour voir les Sept Iles, observé de près quelques galets et nous avons terminé par un tour de manège! Il y a manège en retrait de la promenade qui longe la plage. Ma fille de deux ans et demi aime tellement ça que nous avons acheté des tickets à l’avance. Depuis le début, elle ne monte que dans la voiture bleue. Elle adore conduire. Après le tour de manège, nous sommes rentrées et nous avons découvert devant la résidence un gros camion de pompiers, une ambulance et un autre véhicule des pompiers. Plusieurs hommes en tenue circulaient dans l’immeuble. Dans l’ambulance, j’ai aperçu une dame avec un masque à oxygène. Tout le monde dans la rue s’arrêtait pour regarder. Tous les voisins étaient à leur fenêtre. Je me suis approchée d’un pompier. - Que se passe-t-il? - Vous habitez ici? - Oui. - A quel étage? - Au troisième. - Il y a une odeur de gaz dans un appartement au second. On vérifie tout l’immeuble, mais vous pouvez remonter chez vous. Cependant, si vous pouviez éviter de prendre l’ascenseur. - D’accord, ai-je répondu à moitié rassurée. Les pompiers sont restés deux heures. Ma petite fille les a regardés avec admiration tout le temps et elle a pleuré lorsqu’ils sont partis. Moi, j’étais soulagée. |
||
|
51. Lectures d'été... suite http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.40Mb) Description: Vous vous souvenez que je me suis acheté le dernier Fred Vargas, Un lieu incertain. Je l’ai beaucoup aimé. ça fait du bien de retrouver le commissaire Adamsberg, ses flottements, ses collègues, sa poésie. J’ai essayé de faire durer le livre le plus longtemps possible, mais le mot fin est tout de même arrivé. Vous savez ce que cela fait quand on vient de terminer un livre qui nous a transporté, on a envie que ça dure encore. Mais, j’ai dû passer à autre chose. En prévision, j’avais commandé chez le libraire de Perros le manga dont m’avait parlé mon amie japonaise, celui dont l’intrigue se passe dans le milieu de la sommellerie : Les gouttes de Dieu. Les deux premiers tomes viennent de paraître en français. Le libraire était supposé le recevoir hier. Je suis allée à la librairie, j’ai attendu que le libraire termine sa conversation avec un de ses potes (typique français) et après qu’il a regardé dans toute sa pile de livres reçus, il m’annonce que le grossiste était en rupture. - Vous l’aurez mardi prochain. Bon, qu’allais-je lire avant de m’endormir? Je n’ai pas emmené Proust avec moi. Ah, mais oui, je m’étais acheté un petit livre... un petit livre intitulé “Trois nouvelles naturalistes”. C’est un petit livre dans une collection à destination des lycéens c’est-à-dire avec des dossiers sur les écrivains présentés etc. J’ai lu la présentation du mouvement naturaliste et ça m’a bien plu. Puis j’ai commencé la nouvelle de Zola, Jacques Damour... quel talent! mais il faut avoir le moral accroché. Pour ce soir, il me reste celle de Huysmans et pour jeudi une nouvelle de Maupassant. |
||
|
52. Un rêve au chocolat http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.45Mb) Description: Samedi, nous avions commandé un gâteau au chocolat chez notre pâtissier préféré (là où mon père achète le pain). Nous sommes allés le chercher dimanche matin, en famille. Mon mari, qui a repris le travail depuis plusieurs semaines, était là pour le week-end. Pas question ce jour-là de prendre la voiture car il y avait dans Perros un vide-grenier. Les trottoirs des rues du centre étaient remplies de petits stands. Nous nous sommes pliés au rythme lents de la foule des promeneurs du dimanche. On avance, on jette un œil par-ci, par-là sur les stands : des bibelots, des vieux services à café, des poupées vêtues de vêtements tricotés à la main, des vieilles revues Strange, des bidons à lait, des filets de pêcheur, de vieux appareils photos, des chaises, etc. Enfin, nous nous sommes arrachés à la promenade léthargique aux environs de la boulangerie pâtisserie. La boulangerie le dimanche, et particulièrement celui-là, était comme une ruche, bondée à craquer de clients anxieux d’avoir leur gâteau ou leur pain entre les mains, jaugeant la longueur de la queue, la quantité de gâteaux dans la vitrine et les vendeuses comme des abeilles virevoltaient d’une commande à l’autre. - Et pour monsieur, ce sera? - Un baba, une tarte aux fraises, deux éclairs au café, trois baguettes du Trégor! Finalement, ce fût le tour de mon père. Il ressortit avec la précieuse boîte rose fuschia que l’on remarque en ville en se disant “Tiens, ils ont acheté un gâteau chez Ty-Coz”. Dimanche, c’était notre tour de se promener avec la boîte rose et dedans, qu’y avait-t-il dedans? Un rêve léger tout en chocolat. |
||
|
53. Panier de chats http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.41Mb) Description: Aujourd’hui, nous sommes allés rendre visite à Marie-Claire, la fermière. Vous savez, Marie-Claire qui fait des fromages. C’est sa fille Aude qui vend sur les différents marchés de la région. La ferme est située près de Minihy-Tréguier, c’est à environ 16 kilomètres de Perros. Lorsque nous sommes arrivés, Marie-Claire était dans la laiterie, occupée à préparer ses fromages. Nous avons discuté avec Yves, son compagnon. Il est en train de refaire le toit de la grange. C’est un sacré travail. La charpente est prête, il ne reste plus qu’à mettre les tuiles. Justement, mon père l’a aidé il y a quelques semaines pour le tracé qui servira de repère pour mettre les crochets des ardoises. Perchés chacun à un bout du toit, ils ont tendu une ficelle recouverte de poudre rouge qu’ils ont fait claquer tous les 10 centimètres. La ficelle a ainsi déposé une ligne de poudre rouge sur la charpente en bois; Il ne fallait pas avoir le vertige! Ma petite fille est allée voir des oies en leur criant bonjour, puis elle a remarqué les chèvres et les brebis dans le pré. - Bonjour les chèvres! bonjour les moutons! Enfin, Marie-Claire nous a rejoint pour manger, autour d’un café, le gâteau que nous avions apporté. C’est à ce moment-là que Micaela, ma petite fille, a fait une découverte. Derrière la fenêtre, caressée par un rayon de soleil de fin d’après-midi, une portée de chatons dormait dans un panier. Yves lui a tendu le panier et elle a caressé les petites boules endormies. |
||
|
54. Après la pluie http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.35Mb) Description: Aujourd’hui, il ne faisait pas très beau. Après la sieste de mes filles, au moment où nous aurions pu sortir, il s’est mis à pleuvoir. Nous sommes donc restés à la maison. Finalement, le temps s’est levé en fin d’après-midi. Mon bébé était déjà couchée. J’ai proposé à ma petite fille de faire une promenade en poussette. - Tu as envie d’aller faire un tour avec Maman? Le prétexte était d’aller acheter un petit pot de crème fraîche dont nous avions besoin pour une recette de cuisine. Nous sommes allés au Shopi, un des petits supermarchés de Perros. Il est situé sur une petite place, cachée de la rue, mais proche de l’église Saint-Jacques. C’est la principale église de Perros, en granit rose, avec une drôle d’architecture. Le Shopi était désert. Nous avons trouvé notre petit pot de crème fraîche et acheté une surprise pour mon père : un yaourt au caramel au beurre salé. Il adore le caramel. Ma petite fille m’a dit : - Je le goûterai un petit peu pour dire à Papi si c’est bon. En rentrant, nous nous sommes arrêtées devant la vitrine de la librairie. J’aime bien la vitrine de cette librairie, il y a toujours un bon choix de livres. Il y avait aussi une affiche en vitrine qui disait “travailler moins pour lire plus”. ça m’a bien plu. Cela reprend le slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy “Travailler plus, pour gagner plus”. Nous sommes rentrées, discutant du yaourt au caramel, quand ma petite fille pourrait le goûter, combien de cuillerées, etc. L’air sentait bon la pluie et la mer. C’est bien d’être en vacances. |
||
|
55. Matinée à Pontrieux http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.42Mb) Description: Ce matin, nous étions prêts de bonne heure. Ma fille dans son petit imperméable vert, son doudou soigneusement rangé dans son petit sac à main, mon bébé souriant dans son siège auto, mon père prêt à nous conduire à Pontrieux. Nous avons franchi la porte de la maison à 9h24. ça, c’est une journée qui commence bien! Mon père m’avait parlé hier de cette petite ville de caractère située à trente kilomètres de Perros-Guirec. Je n’y étais jamais allée. Mon père m’a décrit la petite place pavée, les maisons anciennes, la rivière qui traverse la ville, les lavoirs qui en bordent les rives... Nous avons bien roulé, seulement trois tracteurs à doubler et juste un peu après dix heures, nous étions sur cette jolie petite place. Pontrieux est une ville très fleurie, très agréable pour se promener, déambuler tranquillement. Nous avons emprunté un petit pont qui nous a mené à un jardin public, avec des pelouses, des arbres, des bancs, des personnes âgées en grande réunion et des jeux pour les enfants. - Oh, Maman! Regarde, un toboggan! Je veux y aller, s’il te plaît! Et c’est ainsi qu’a brutalement pris fin notre petite visite pour une revue complète des jeux pour enfants. Nous avons joué au toboggan, au tourniquet, fait un peu de tape-cul, de la balançoire et de la balançoire. Le trapèze, nous avons décidé que cela sera pour plus tard! Un peu avant midi, nous étions de retour à Perros, tout de même dépaysés par notre petite excursions dans les terres. Nous reviendrons à Pontrieux car je souhaiterais faire la promenade en barque sur la rivière. |
||
|
56. Beaux bateaux http://laetitia.libsyn.com/ind... download (audio/x-m4a, 1.54Mb) Description: Ce matin, nous sommes allés faire une promenade sur le port de Perros. Nous avons garé la voiture près de la partie chantier, là où sont réparés et nettoyés les bateaux. C’est à cet endroit que se trouve la grue et l’écluse, car le port de Perros est un port en eau. On ne peut y entrer que lorsque la mer est haute. Il y a auss | ||
